Catéchèses dominicales
''Les âmes des justes sont dans la main de Dieu. Et nul tourment ne les atteindra''.
Sg 3 1

La catéchèse dominicale est un temps que l'on prend pour approfondir notre foi. La catéchèse permet de questionner son expérience personnelle à la lumière de l'expérience biblique.Le mot catéchèse veut dire FAIRE ÉCHO, FAIRE RÉSONNER. C'est dans cet optique que nous voulons faire vivre les catéchèses dominicales.
Durant la catéchèse dominicale, à travers l'enseignement, la proclamation de la Parole de Dieu, les chants, les échanges, les prières... , nous souhaitons que les personnes qui y participent sentent de plus en plus leur appartenance au Christ et deviennent des disciples avec une ouverture plus grande sur les autres. Peut-être développeront-elles des façons de voir les événements de leur vie personnelle, familiale et sociale avec les yeux de l'Évangile et seront en mesure de témoigner dans le monde au nom de leur foi pour bâtir un monde de justice, de paix et d'amour.
Nous espérons que cette formule rejoigne les gens dans leur expériences de vie et les fassent grandir dans leur foi.
Le Credo...6ième partie ...
CATÉCHÈSE DOMINICALE
«Je crois à la communion des saints, à la rémission des péchés»
A) Bonjour,
Lors de notre dernière catéchèse, nous parlions de la communion des saints. Nous y revenons pour éclaircir quelques points et faire le lien avec la suite du Credo qui est «Je crois à la rémission des péchés».
En nous basant sur quelques textes de Saint Paul nous nous rappelions que ceux et celles qui sont fidèles au Christ sont appelés «saints, saintes».
Nous sommes habitués de penser aux saints et aux saintes, en se référant à toutes les personnes qui sont passées dans notre histoire religieuse par leur vie exemplaire guidée par l’amour.
Tous ces saints et ces saintes qui marquent le temps et l’espace de nos cadres de vie, la foi populaire les a inscrits dans sa mémoire : dans le calendrier des prénoms à fêter, dans le nom des villes et villages, dans ceux de nos paroisses, de plusieurs lacs et rivières. Notre fleuve, nos hôpitaux et même certains restaurants sont identifiés par le nom d’un saint ou d’une sainte. Et l’Église les offre à la prière des fidèles.
Chant : «Litanies pour aujourd’hui» W28-33 adapt. S. Bonhomme
Refrain : Frères et sœurs de tous rivages, frères et sœurs de tous les temps, peuple de croyants aux mille visages, saints de chez-nous, priez pour nous…
Couplet 9 : Saints de nos familles, saints de tous les peuples, germes d’un monde plus humain; étoiles d’Église, flammes sur nos routes, peuple de lumière…
B) Dans la Bible il est dit : Dieu seul est saint, et son appel retentit comme un programme de vie pour toute l’humanité : «Soyez saints comme Je suis saint». Lv 19,1
Jésus, vient accomplir cet appel de Dieu à la sainteté. Il est reconnu par ses contemporains. «Tu es le Saint, le Saint de Dieu.»
Nous même le chantons : « Saint, saint, saint, le Seigneur Dieu de l’univers. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!»
Et en même temps, en aimant jusqu’à la fin, en aimant parfaitement, Jésus ne garde pas pour lui cette sainteté, il la répand dans le don de l’Esprit Saint.
A) Dieu nous sanctifie dans notre vie personnelle et communautaire. L’Église, à laquelle nous croyons, veille sur ses fidèles et offre la nourriture qui sanctifie. Communion spirituelle, communion fraternelle, communion aux sacrements. Dire «je crois à la communion des saints», c’est croire aux sacrements qui sanctifient et font entrer dans la communion au Dieu trois fois saint.
Le baptême et la confirmation sanctifient les baptisés et font d’eux les «temples de l’Esprit Saint».
B) L’eucharistie, par le corps et le sang du Christ, nourrit le peuple des croyants et fait de lui le peuple saint, le corps du Christ.
Le sacrement du pardon et de la réconciliation lave de ses taches la robe de sainteté dont s’est revêtue le baptisé.
A) L’onction d’huile sainte sanctifie les malades et les fortifie de la force sainte de Dieu.
Le mariage sanctifie les époux, leur foyer, leur famille et fait d’eux la maison de l’Alliance.
B) Et par l’imposition des mains dans l’ordination, les diacres, les prêtres, et les évêques reçoivent l’Esprit Saint et la mission de sanctifier le peuple de Dieu au nom du Christ.
Prêtre)
Dire «je crois à la communion des saints», c’est croire en une mystérieuse solidarité entre les vivants de la terre et ceux du ciel, entre les fidèles de la terre et ceux du ciel, entre les saints de la terre et ceux du ciel. C’est croire à la communion de ceux et celles qui ont répondu à l’appel du Christ et ont vécu ou vivent une vie selon l’Évangile. C’est croire en un lien qui réunit tous les saints. C’est croire en une communion d’amour dans le Christ.
Est-ce qu’on se sent saint, sainte aujourd’hui? C’est-à-dire, est-ce qu’on se sent fidèle au Christ?
Prenons un temps de silence pour nous permette d’y répondre.
Jésus a été fidèle à sa mission reçue de son Père. Il a été saint et fidèle à l’humanité en aimant. Nous sommes saints et saintes parce que nous sommes capables d’aimer à la manière de Jésus et nous sommes capables d’être fidèles à cet amour.
Écoutons ce que l’apôtre Jean nous dit (1 Jn 4, 7-9)
C) «Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l’amour vient de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et fait l’expérience de ce qu’est la vie de Dieu. Qui n’aime pas, n’a pas découvert Dieu, car Dieu est Amour. En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui.»
Chant : Jésus Christ au cœur de notre histoire S.Madeleine Dubé, o.p.
Jésus Christ, au cœur de notre histoire,
Tu es Sauveur à jamais.
Lumière des nations, amour en notre monde,
Redis-nous que Dieu est notre Père;
Donne-nous ton Esprit!
Dieu plein d’amour et de fidélité,
Viens régner en nos cœurs et dans le monde.
Garde en nous la soif de paix et de justice;
Notre Père, sois béni chaque jour!
A) Dans notre Credo, nous disons aussi «Je crois à la rémission des péchés»
D’après vous, qu’est-ce que la rémission des péchés?
Les gens peuvent s’exprimer
Tout d’abord, nous pouvons dire que s’il y a rémission des péchés, c’est qu’il y a des pécheurs.
Dès que l’homme fut homme, dès qu’il eut la possibilité de choisir, d’user de sa liberté, dès ce moment-là l’homme fut déchiré entre le bien et mal.
Le visage de la sainteté est assombri par notre vulnérabilité, notre fragilité. Et il est évident que nous ne vivons pas l’amour autant que nous le voulons. Même saint Paul le dit : «Je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas.»
L’expérience de la vie fait rapidement toucher aux limites et aux fragilités des êtres créés que nous sommes.
B) Mais plus incompréhensible encore que le péché, il y a le pardon. Et plus grand encore que le pardon est la rémission des péchés : elle découvre l’amour infini dont nous sommes tous et toutes aimés.
Heureusement que nos fragilités, nos infidélités n’ont pas découragé notre Dieu qui aime la personne dans tout ce qu’elle est, avec ses grandeurs et ses limites.
Faisons un parallèle.
Notre histoire de vie doit nous rappeler avec force que si un jour le cœur de Dieu nous a fait le don gratuit de la vie par l’intermédiaire de nos parents, ce même cœur de Dieu nous a fait le don gratuit d’une vie nouvelle lors de notre baptême.
Nos parents, après nous avoir donné gratuitement la vie, nous nourrissent, nous aident à marcher, à grandir, à nous relever quand nous tombons.
Dieu, après nous avoir donné gratuitement la vie nouvelle, fait la même chose, il nous nourrit spirituellement, nous aide à marcher dans le droit chemin, à grandir en sainteté et quand nous tombons, il nous relève par son pardon. Dans sa miséricorde, il a toujours le premier et le dernier mot, parce que Dieu est Dieu, c’est-à-dire Amour.
A) Lorsque nous disons «Je crois à la rémission des péchés» nous affirmons croire à la rémission gratuite, donnée d’avance, une fois pour toutes, définitivement, et absolument pas en réponse à une démarche du pécheur… Dieu ne dit pas : «Si tu changes, je t’aimerai.» Nous découvrons que Dieu nous aime et nous commençons alors à changer pour répondre à son amour
Preuve de l’amour de Dieu à notre égard : c’est quand nous étions encore pécheurs que le Christ est mort pour nous, nous dit saint Paul (Rom 5, 6-8)
B) Vous connaissez la parabole de l’enfant prodigue?
Son titre devrait être «La parabole du père miséricordieux»
Nous reconnaissons dans cette parabole l’amour infini du père.
Et même si son fils n’était pas revenu vers lui, le père aurait continué de l’aimer.
C’est comme notre Dieu, même si nous ne nous tournons pas vers lui, Il continue de nous aimer. C’est ça le mystère de la rémission des péchés.
A) Et pour Marie-Madeleine, Zachée, le publicain, le bon larron, Pierre, pour ne nommer que ceux-là, c’est la même chose.
Même si Marie-Madeleine n’avait pas lavé les pieds de Jésus par ses larmes, que Zachée n’avait pas remboursé l’argent volé, que le publicain ne se s’était pas remis en question, que le bon larron avait fait comme l’autre larron, ou que Pierre avait imité Juda, Dieu les aurait aimés pareil. Et parce que Dieu aime, ces gens ont finalement reconnu cet amour et ils ont voulu y répondre en demandant pardon et en aimant à leur tour.
La rémission des péchés, c’est la guérison des cœurs, la prise de conscience du don que Dieu me fait de sa vie. Pour Jésus, le baptême sera de nous apprendre comment Dieu vit avec nous et comment nous pouvons vivre
avec Dieu. Par le baptême nous sommes plongés dans un style de vie qui transforme notre cœur et transforme notre rapport les uns avec les autres.
B) C’est par la mort et la Résurrection du Christ, que nous est acquise la rémission des péchés. Nous pouvons désormais nous tourner vers Dieu, l’aimer, le louer, collaborer avec Lui : nous sommes sauvés.
Le Verbe s’est fait chair non pour récompenser les gens de toutes les bonnes actions accomplies dans leurs vies, mais pour les conduire des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie.
Pour soutenir notre réflexion, chantons in chant tiré de la lettre de st Paul aux Romains :
Chant : Rien jamais R. Lebel (d’après Rom 8, 31-39)
Rien jamais ne nous séparera de l’Amour
Rien jamais ne nous séparera de l’Amour.
Ni la mort, ni la vie, ni le feu, ni le froid
Ni le jour, ni la nuit, ni la faim, ni la soif, ni chaînes, ni menaces
Ni l’enfer, ni la peur, ni péril, ni danger
Ni le mal, ni les pleurs, ni présent, ni passé, ni anges, ni puissances.
Et si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?
Qui saurait condamner ceux que Dieu a sauvés
Au nom de sa tendresse?
Prêtre)
Dans notre Credo, nous affirmons croire à la rémission des péchés» acquise d’avance. Donnée d’avance. Avant le repentir. Avant l’absolution. Inconditionnellement.
La rémission des péchés n’est pas passagère comme on le dit d’un malade qui connaît un répit de sa maladie. Au contraire, la rémission des péchés est ici totale, définitive, car elle est inscrite éternellement dans le cœur de Dieu et le signe nous en est donné dans le baptême. Nous sommes sauvés, parce que nous sommes aimés, pardonnés, réconciliés.
Prions :
Seigneur, ton dessein éternel est d’apporter le salut, la libération à tous les opprimés, à tous les souffrants, à tous les apeurés, à tous les insécurisés, à tous les pécheurs.
Ensemble :
Tu désires sans cesse renouveler nos vies par ton Fils qui est venu nous rejoindre dans la mort afin que nous recevions, par Lui, avec Lui, et en Lui le souffle de l’Esprit et que nous entrions dans notre véritable demeure, cette Terre promise intérieure d’où tu nous appelles et nous attends.
Fais retentir ta Parole en nous pour que par Elle nous puissions aujourd’hui passer de la mort à la vie! Amen.
Reprendre le refrain du chant : Rien Jamais
Avant la prière universelle, prenez le temps d’écrire sur votre billet, ce qui vous a rejoint dans cette catéchèse et ce qui vous a le plus touché.
Laisser quelques minutes pour permettre aux gens d’écrire. Il pourrait y avoir une musique douce durant ce temps.
Ceci termine cette catéchèse. Comme nous ne faisons que trois catéchèses par année, nous poursuivrons donc notre réflexion sur le Credo l’automne prochain. Nos sujets seront la résurrection et la vie éternelle.
Reprendre la suite dans le «Prions en Église»
Durant la prière eucharistique, souligner le passage de la coupe pour la multitude en rémission des péchés
Références : Cinq petites catéchèses sur le Credo, Mgr Christophe Dufour
Catéchisme de l’Église Catholique, 733,734
Entrer dans le mystère de Jésus, Jean Vanier
Croire, la morale, Th. Rey-Mermet
Revue Communio jan/fée 1989
Journal Parole, mars 2012, Claude Jobin ptr
Prière de conclusion, Yves Guérette
CREDO, Mess’AJE, 9e rencontre
5ième partie : Je crois à la sainte Église catholique ...
CATÉCHÈSE DOMINICALE
«Je crois à la sainte l’Église catholique, à la communion des saints»
À l’accueil, les gens recevront un billet sur lequel se trouveront deux questions :
1- Quelles sont vos souffrances, vos doléances, vos désillusions, vos animosités, vos reproches envers l’Église?
2- Quelles sont vos joies, vos fiertés, vos satisfactions, vos ravissements, vos reconnaissances envers l’Église?
A)Bonjour,
À l’accueil, vous avez reçu deux questions auxquelles nous vous invitons à répondre. Celles-ci serviront pour notre catéchèse dont le thème est : «Je crois à la sainte l’Église catholique, à la communion des saints»
Prenons encore quelques minutes pour y répondre, vous pouvez aussi échanger avec les personnes près de vous si vous le désirez
Chant pour ramener les gens et débuter la catéchèse. Répéter le refrain au moins trois fois.
Oui l’Église, elle aura ton visage
Oui l’Église, elle aura tous les âges
Oui l’Église sera toi, sera moi, sera nous
Oui, l’Église sera chacun de nous
A) Dans notre échange et notre partage lors de la préparation de la catéchèse dominicale, vous pouvez très bien imaginer que l’équipe avait bien des choses à se dire.
Nous savons que cet article de foi n’est pas le plus facile. Nous entendons souvent les reproches.
«Jésus, son évangile oui, l’Église non» diront certains
Je suis croyant, pas pratiquant» diront d’autres.
Autrement dit : Je crois en Dieu mais je ne pratique pas l’Église.
Des fois nous y croyons d’autres fois nous doutons.
Mais qu’est l’Église au juste? Quel regard portons-nous sur l’Église? Pourquoi à chaque dimanche, nous affirmons que nous croyons en elle?
Voilà des questions que nous aborderons bien simplement.
Mais prenons quand même la route ensemble, puisque c’est Dieu qui nous conduit. Suivons la route ensemble aux signes de l’Esprit.
Chant : Refrain Prenons la route ensemble
C’est Dieu qui nous conduit
Suivons la route ensemble
Aux signes de l’Esprit de Dieu
Couplet : 2
Que son Esprit nous fasse vivre!
Qu’il renouvelle notre cœur
Et qu’il redonne à notre Église
L’élan la force et la vigueur!
Qu’il vienne nous apprendre à lire
Comment surgit pour aujourd’hui
Entre les lignes d’Évangile
La route où Jésus nous conduit…
Nous conduit.
B) Maintenant, dans un premier temps, donnons-nous le droit d’exprimer les reproches en ce qui concerne l’Église.
Partageons ce que vous avez répondu à la 1e question.
Laissez les gens s’exprimer
Avec un micro aller chercher ce que les gens ont à dire
Résumer en s’inspirant de…
Ce que je retiens dans vos réponses et aussi ce qu’on entend ces temps-ci :
Une Église à qui on reproche sa richesse et dont l’histoire est parsemée d’erreurs et qui est éclaboussée de scandales.
Une Église dont plusieurs positions sont difficilement défendables. Une Église qui a longtemps maintenue le Québec dans la grande noirceur.
Une Église qui ne reconnaît pas la femme dans son égalité avec l’homme et comme baptisée.
Elle est aussi perçue comme une institution autoritaire qui gêne la spontanéité et brime la liberté et empêche l’épanouissement.
On la soupçonne de s’être appropriée le divin, d’emprisonner le religieux dans des pratiques morales et des dogmes qu’elle a inventés pour contrôler la vie des personnes et asseoir son pouvoir…
A) L’image de l’Église est souvent négative, ce qui fait qu’il existe chez nous une sorte d’animosité, une hostilité envers Elle.
Et c’est vrai que l’Église est responsable de l’image qu’elle projette.
On a l’impression qu’elle vit pas dans notre monde!
Est-ce juste ça l’Église ?
Quel est le regard de l’Église dont j’ai le goût de dire que je crois en elle? Celle qu’on aime assez pour ne pas partir ni se taire (1)
Prêtre) Prenons un temps pour prier.
Demandons au Seigneur d’ouvrir nos cœurs et notre esprit pour mieux saisir, pour mieux connaître et pour mieux aimer notre Église.
Chant : Vois les ténèbres de notre foi, Seigneur,
Allume en nous un regard nouveau.
B) En nommant nos erreurs, nos intransigeances, nos blessures, nos faiblesses comme Église, nous nous apercevons que nous n’avons pas fait assez d’efforts pour nous rapprocher les uns les autres dans la réconciliation et le pardon.
Donne-nous, Seigneur, de nous ouvrir à l’espérance des gestes libérateurs de ta miséricorde. Refrain
B) Jésus n’a jamais accepté qu’aucune situation humaine reste bloquée à cause de la Loi, ou à cause de la dureté du cœur de l’homme. Mais nous nous apercevons qu’il y a des injustices, des inégalités, des luttes de pouvoir au sein de notre Église. Aide nous, Seigneur, à nous engager à chercher des solutions et à les mettre en place. Refrain
Prêtre)
Comme représentant officiel de l’Église, je me dois de dire que plusieurs responsables de l’Église ont davantage porté des jugements plutôt que d’essayer d’aider, de supporter et d’encourager. Ils se sont manifestés davantage par le pouvoir que par la compassion. Cela a causé des blessures qui sont difficiles à guérir encore aujourd’hui.
Seigneur, apprends-nous à promouvoir le droit de toute personne d’accéder à l’AMOUR et à la MISÉRICORDE de Jésus Christ et à transmettre aux hommes et aux femmes l’appel libre et libérateur du Christ. Refrain
Saint Paul nous suggère l’approche de la tendresse et du pardon
dans sa Lettre aux Colossiens (3, 12-17)
C) Frères et sœurs,
Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.
Supportez-vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire.
Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même.
Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps. Vivez dans l’action de grâce. Que la parole du Christ habite en vous
dans toute sa richesse; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse;
Par des psaumes, des hymnes et de libres louanges chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. Et tout ce que vous dites, tout ce que vous faites, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus Christ, en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père.
Parole du Seigneur Nous rendons gloire à Dieu.
A) Maintenant, jetons un autre regard sur notre l’Église et exprimons ce que nous trouvons de bon, de beau, de positif en ce qui la concerne. Partageons ce que vous avez répondu à la 2e question.
Laisser s’exprimer les gens
Avec un micro, aller chercher ce que les gens ont à dire
Résumer en reprenant quelques réponses et poursuivre…
Faisons un pas de plus en se rappelant que l’Église est animée par l’Esprit Saint et elle veut rassembler tous les humains.
C’est ça croire à l’Église catholique car le mot catholique veut dire universelle!
Croire en cette Église universelle; c’est croire que l’Église est un Peuple aux multiples couleurs, aux multiples langues et cultures, aux multiples chants de louanges et d’adoration.
Une Église qui ne connaît pas les frontières et qui ignore ce qu’est un étranger, une étrangère en se disant c’est mon frère, c’est ma sœur et ils portent en eux le Seigneur Jésus Christ.
Croire qu’il ne peut y avoir sur cette terre, malgré les multiples chemins empruntés par les chercheurs et chercheuses de Dieu, qu’une seule Église, celle du Christ Ressuscité.
B) Ça c’est une image de l’Église invitante!
Je crois que tous ceux et celles qui laissent couler en eux l’Amour sont l’Église même s’ils ne connaissent pas encore le Nom de Jésus et la Bonne Nouvelle qu’il nous a annoncée.
Je crois aussi que tous ceux et celles qui pardonnent, qui s’entraident, qui défendent la justice sont l’Église parce qu’ils témoignent par leur vie des valeurs du Royaume de Dieu et communient au Christ mort et ressuscité.
A) J’aime croire à l’Église qui permet de nous faire proche les uns les autres et de rester accroché au Christ. (greffé ou branché comme le sarment à la vigne)
Croire que l’Église, est une communauté qui aime le monde et cherche toujours à se rapprocher de Dieu.
Croire que NOUS sommes l’Église, le corps du Christ et que lui en est la tête. Finalement être fier de l’Église que nous sommes.
Prêtre) Notre manière d’être ensemble, notre témoignage de charité fraternelle au-delà de nos différences, notre engagement commun pour la justice est visage de Dieu. Croire à l’Église, c’est croire que le Seigneur nous invite à nous engager, en renouvelant notre façon de penser et de vivre les uns avec les autres. Et que ceux et celles qui nous regardent vivre puissent dire voyez comme ils s’aiment voyez leur bonheur.
Chant : Je voudrais
Je voudrais qu’en vous voyant vivre,
Étonnés, les gens puissent dire :
Voyez comme ils s’aiment!
Voyez leur bonheur!
S’il est vrai qu’on reconnaît l’arbre
En voyant la beauté des fruits
Je voudrais quand ils vous regardent,
Qu’ils y voient les fruits de l’Esprit.
B) Le mystère de l’Église, c’est la Parole de Dieu qui est transmise malgré les pauvres moyens de transmission, malgré les trahisons, les erreurs, les compromissions autrement dit malgré nos faiblesses.
On peut regretter que l’Église soit pécheresse, mais on ne peut que rendre grâce qu’elle soit bâtie sur un Pardon!
L’Église porte plus grand qu’elle et triomphe des obstacles de l’espace et du temps. Il faut toute la sagesse et la force de Dieu pour qu’à travers les cultures, l’économie et la politique, l’Évangile de Dieu soit malgré tout, transmise aux peuples.
C’est là le miracle de l’Église, l’œuvre de l’Esprit.
Prêtre)
La réflexion sur l’Église corps du Christ ne s’est simplifiée et approfondie que très récemment; au concile Vatican II. Mais déjà Saint Paul dans sa lettre aux Romains, nous en parlait.
C) En vertu de la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun
d'entre vous : n'ayez pas de prétentions déraisonnables, soyez assez raisonnables pour n'être pas prétentieux, chacun en proportion de la foi que Dieu lui a donnée en partage.
Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, et pourtant nous avons plusieurs membres, qui n'ont pas tous la même fonction ;
de même, dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps ; tous et chacun, nous sommes membres les uns des autres…
Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur.
Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance.
Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante. ( Rm 12, 3-5; 10-13)
Parole du Seigneur Nous rendons gloire à Dieu
Chant : Oui l’Église elle aura ton visage
A) Dans le Credo, nous disons croire à la Sainte Église mais il me semble qu’elle n’est pas si sainte que ça! En plus nous disons croire à la communion des saints. Mais qui sont-ils au juste?
B) À première vue, à vue humaine on aurait tendance à dire que l’Église n’est pas sainte,
Mais pensons y bien, l’Église est sainte parce qu’elle est née de l’Esprit Saint.
L’Église est sainte parce que nous croyons que c’est l’Esprit qui la sanctifie.
Bien que l’Église soit une société humaine et pécheresse par ses membres qui la composent, elle est aussi divine par l’Esprit qui l’habite et la sanctifie; c’est pourquoi nous affirmons sa sainteté dans le Credo.
A)
Esprit Saint, Église Sainte, j’imagine facilement que la communion des saints doit être reliés à tout ça.
B) C’est trois articles du Credo sont dans le même acte de foi.
On sait tous qu’il y a des personnes qui ont marqué l’histoire et ont été reconnus publiquement comme des saints et des saintes.
Mais prenons aussi conscience que les saints et les saintes sont tous ceux et celles qui sont fidèles à Dieu. Et ils sont nombreux ces bienheureux qui n’ont jamais fait parler d’eux et qui n’ont pas laissé d’image… Tous ceux qui ont depuis des âges, aimé sans cesse et de leur mieux autant leurs frères que leur Dieu. Comme le chante si bien Robert Lebel.
Dans le Nouveau Testament, on nomme les saints et les saintes, tous les chrétiens. C’est-à-dire tous ceux et celles qui sont fidèles au Christ.
En voici quelques passages tirés des Actes des Apôtres et de la lettre de Paul aux Éphésiens
C) Pierre qui passait partout, descendit également chez les saints qui habitaient Lydda (Act 9,32).
C’est l’Esprit qui «a donné» aux uns d’être apôtres, à d’autres d’être prophète, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs, organisant ainsi les saints pour l’œuvre du ministère, en vue de la construction du Corps du Christ (Eph 4,11-12)
Dans le Christ, le Père nous a choisis avant la création du monde pour que nous soyons dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard (Ep 1,4-5)
A) Sur le plan spirituel, les saints et saintes sont le corps du Christ.
Les chrétiens et chrétiennes sont saints par le lien qui les unit au Christ.
Ils sont aussi appelés à être de plus en plus saints, à faire en sorte que leur vie de tous les jours soit de plus en plus conforme à celle de Jésus Christ.
C’est donc prendre au sérieux ce que l’Esprit accomplit en chacun des baptisés. Lui qui répartit ses dons à son gré en chacun de nous, pour assurer le renouvellement et le développement de l’Église.
Prêtre)
Jésus donne naissance à cette Église qui invite et porte en elle cet appel à la communion et impossible de communier au Christ sans communier au Corps du Christ. Autrement dit de croire à la communion des saints.
Dieu a créé l’humanité pour qu’elle vive en communion avec lui. Il veut rassembler l’humanité en une seule et grande famille dans son Fils, par l’Esprit.
L’Église doit donc créer des conditions favorables pour que se réalise ce grand projet divin de communion.
Jésus confie à son Église la mission de poursuivre l’œuvre de salut. Ainsi, par son Église, il manifeste et actualise l’amour de Dieu pour tous les hommes et toutes les femmes.
Chant : Oui, l’Église elle aura ton visage
Prendre le temps pour l’évaluation ( verso des questions sur l’Église)
Ramasser les billets durant ce temps : musique
Suite dans le Prions à la prière universelle.
Références : Bible de Jérusalem
Catéchèse Mess’AJE le CREDO
Dieu au cœur de mon histoire, M-Madeleine Levesque
Cinq petites catéchèses sur le CREDO. Mgr C. Dufour
(1)Les pieds dans le bénitier, A. Soupa et C. Pedotti
La belle grande chouannerie de LaMalbaie
Carnet «Je crois en Dieu» Novalis
Je crois en L'Esprit-Saint....

Catéchèse dominicale.
Le CREDO : 4e partie «Je crois en l’Esprit Saint».
Bonjour,
Aujourd’hui (2011-12) nous entreprenons la suite de notre réflexion sur le CREDO.
Pour faire un bref rappel, souvenons-nous que l’an passé nous avions fait trois catéchèses. La première portait sur Dieu le Père en qui nous croyons.
Ce Dieu créateur, ce Dieu de la vie qui féconde nos efforts de libération pour un monde de paix, d’amour et de justice. Ce Dieu qui nous appelle à être co-créateur avec lui.
La 2e et la 3e catéchèse (2010-11) soulignaient notre foi en Jésus Christ, Dieu incarné qui a souffert, est mort, est ressuscité et dont la Parole est Chemin, Vérité et Vie. En ce Jésus Christ qui s’incarne encore en chaque personne pour qu’il y ait de plus en plus d’amour.
Et voilà, nous en sommes à L’Esprit Saint.
Dans notre CREDO nous proclamons «Je crois en l’Esprit Saint».
Prenons un moment pour se dire intérieurement qui est pour moi l’Esprit Saint ? Que vient-il faire dans ma vie ?
Temps de silence…
Chant : Veni Creator Spiritus (3).
Hôte très doux qui visite notre cœur,
Havre de paix et repos du travailleur,
Vive lumière où nos vies reprennent feu,
Brise légère où se cache notre Dieu.
Difficile de définir l’Esprit. Pour l’évoquer, même Jésus utilise un symbole : «L’Esprit est comme le vent, tu entends sa voix, mais tu ne sais d’où il vient ni où il va. » Jn, 3,8.
L’Esprit est en quelque sorte « l’oxygène spirituel» qui souffle sur l’Église et sur l’humanité entière pour faire de nous des chercheurs et des témoins de Dieu (1). En ce début de catéchèse, écoutons comment saint Paul définit qui nous sommes grâce à L’Esprit.
Lecture de l’épître de Saint Paul aux Romains :
En effet, tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait crier ; Abba! Père! L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être glorifiés avec lui.
Aujourd’hui notre catéchèse se fera autour de témoignages entrecoupés de prières, de passages bibliques et du chant «Veni Creator Spiritus».
Trois personnes viendront nous dire comment agit l’Esprit Saint dans leur vie. De quel don se sent-elle investie, quels fruits de l’Esprit cela a-t-il produit chez elle et quelle Parole de Dieu rejoints leur témoignage.
J’invite maintenant un membre de notre communauté à venir nous livrer son témoignage.
N.B.: Vous trouverez les témoignages de personnes de nos différentes communautés en annexe.

Levons-nous et affirmons ensemble notre foi en l’Esprit Saint. Vous trouverez sur votre feuillet le texte proposé.
Je crois que l’Amour ne se dérobe pas...
Je crois que l’Amour est éternelle offrande…
Je crois en l’Esprit-Amour qui est Seigneur et qui donne la vie, il procède du Père et du Fils; avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire.
Je crois en l’Esprit qui a parlé par les prophètes, qui a réalisé l’Incarnation du Verbe, qui a fécondé le «Oui» de la Vierge-Marie,
Je crois en l’Esprit présent à la passion de Jésus, présent à son dernier repas, présent à sa croix, présent au cénacle, et qui conduit ce monde vers le Christ.
Je crois en l’Esprit de feu qui descendit sur les Apôtres au jour de la Pentecôte, ouvrant pour toutes les races et toutes les nations les portes du Royaume de Dieu.
Chant : Veni Creator Spiritus (3).
Phare d’espoir, bienveillant consolateur,
Douce fraîcheur sur nos fièvres, nos douleurs,
Force des forts, espérance des petits,
Souffle d’Amour voyageant du Père au Fils.
L’Esprit Saint, l’Esprit-Amour est toujours vivant et agissant aujourd’hui.
J’invite donc un autre membre de notre communauté à nous en livrer un témoignage personnel.
N.B.: Vous trouverez les témoignages de personnes de nos différentes communautés en annexe.
Ensemble affirmons notre foi en l’Esprit Saint.
Je crois que l’Esprit est le Dieu qui touche les cœurs.
Je crois qu’il vient comme une brise légère qui ne bouscule pas, qui n’effraie pas, mais qui s’offre comme s’offre une main au pas hésitant et chancelant,
Je crois que l’accueillir dans nos vies, c’est accepter qu’il nous donne une vie nouvelle, qui nous brûle d’un feu nouveau, qu’il nous donne une parole de prophètes et qu’il entrouvre nos tombeaux.
Chant : Veni Creator Spiritus (3).
Doigt créateur sur la glaise qui prend chair,
Source de vie qui abreuve nos déserts,
Vrai conseiller qui conduit nos décisions,
Vent généreux qui essaime en nous ses dons.
Nous sommes appelé(e)s, comme l’a dit Jésus à Nicodème, «à naître d’eau et d’Esprit pour entrer dans le Royaume de Dieu».
Nous sommes appelé(e)s à devenir progressivement une création nouvelle sous l’action de l’Esprit Saint afin de devenir semblables au Christ, qui est l’image parfaite de Dieu.
Écoutons maintenant notre 3eme membre de la communauté à témoigner de l’Esprit Saint.
N.B. :Vous trouverez des témoignages de personnes de nos différentes communautés en annexe.
Sans l’Esprit Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l’Évangile est lettre morte et l’Église est une simple organisation(2). Mais avec l’Esprit Saint tout est possible.
L’Esprit anime l’Église, l’Esprit l’authentifie la mission. L’Esprit fait comprendre la Parole de Dieu.
Écoutons la profession de foi en l’Esprit des personnes qui ont témoigné : (à tour de rôle chaque personne lit 2 versets).
- Je crois en l’Esprit-Amour qui nous donne de fléchir le genou et de dire : «Jésus est Seigneur ! »
- Je crois que sa présence se reconnaît dans la beauté et le bien, dans la transparence des cœurs purs, dans la clarté des regards qui laissent passer la lumière,
- Je crois que l’Esprit Saint agit dans la générosité des gestes de justice, dans la compassion et la charité qui n’attendent rien en retour, dans le pardon qui s’offre sans jamais se reprendre,
- Je crois qu’Il est dans les efforts de paix, qui font ouvrir les mains et les cœurs, dans la joie qui danse quand tous pouvoirs se font service et que l’Amour rassemble l’humanité en une seule famille.
- Je crois que l’Esprit d’Amour qui nous fait voir dans chaque événement, chaque rencontre, un buisson ardent, un sol sacré où Dieu nous convie.
- Je crois en l’Esprit-Amour qui nous fait voir dans chaque visage rencontré, même dans les plus défigurés, le visage du Dieu tout-aimant qui vient à notre rencontre.
Chant : Veni Creator Spiritus (3).
Ô Charité qui rassemble les nations,
Seule Amitié où peut naître le pardon,
Ô Vérité, qui redresse nos travers,
Bonne chaleur au milieu de nos hivers.
Au début de notre catéchèse, nous vous demandions qui était l’Esprit Saint pour vous. Après avoir entendu les témoignages des trois menbres de notre communauté, pour qui cette même question leur avait été posée, peut-être que leurs réponses, leurs réflexions, leurs témoignages rejoignent les vôtres ?
Prenons ensemble le dernier couplet de notre chant.
Chant : Veni Creator Spiritus (3).
Viens Esprit Saint toi qui planais sur les eaux,
Nous recréer et nous faire un cœur nouveau,
Signe du cœur où tout homme se comprend,
Clef du Bonheur de la porte où Dieu l’attend.
Ainsi se termine notre catéchèse sur cette partie de notre CREDO; «Je crois en l’Esprit Saint».
Notre prochaine rencontre se fera sur «Je crois en l’Église catholique, à la communion des saints. Mais d’ici-là vous pouvez nous écrire sur ce qui vous a rejoint, ce qui vous a touché dans cette catéchèse que nous venons de vivre.
Si vous voulez joindre l’équipe de la catéchèse dominicale, notre prochaine rencontre se fera le 28 novembre 2011, 13h30, local 5. Nous ferons l’évaluation de la catéchèse sur l’Esprit Saint et commencerons à échanger sur la prochaine catéchèse dont le sujet sera : «Je crois en l’Église et à la communion des saints».
1-Dieu au cœur de mon histoire, Marie-Madeleine Levesque, Édition, Anne-Sigier.
2-Croire, pour une redécouverte de la foi, Rey-Mermet, Droguet-Ardent.
Référence :Bible de Jérusalem. Le credo de la catéchèse est tiré d’un carnet de réflexion proposé dans le Prions en Église. Paroles et musique de Robert Lebel.

ANNEXE :
Voici différents témoignages de personnes des communautés de Lac-Saint-Charles, Stoneham, Lac-Beauport et Notre-Dame-des-Laurentides.
Témoignage de Maureen, Paroisse NDL.
Dans les Actes des apôtres au chapitre 2, Dieu nous dit que tous furent touchés dans leur propre langue à cause de l’action de l’Esprit Saint.
Ces paroles se sont réalisées pour moi aussi quelque 2000 années plus tard. En effet, je vivais une session de libération intérieure à J.O. en 1986 et je ne pouvais pas, à cette époque, m’exprimer en français et je comprenais probablement moins de 10% de ce qui se disait car j’arrivais d’un déménagement d’Ottawa. Malgré cela, l’Esprit Saint a soufflé directement dans les profondeurs de mon âme. Il a infusé dans mon âme une bonne dose d’espoir, d’amour et de vérité. Il m’a montré le chemin par lequel je pourrais guérir de mes blessures petit à petit, de devenir libre, purifiée… Et plus je voyais mes pauvretés et mes limites, plus je me sentais aimé par Dieu d’un amour que je n’avais jamais senti auparavant.
En revenant à la maison de cette fin de semaine, je suis allé à la messe le lundi, puis le mardi puis…toute la semaine. Je n’étais pas allée à l’église depuis 28 ans. Aussi, j’ai écrit une lettre à ma mère adoptive, lui disant que je l’aimais malgré que je ne me sentais pas près d’elle. Je lui ai dit que cela me peinait grandement tout comme le fait que je fus une déception pour elle. Elle décéda 4 mois plus tard et je savais que j’avais été pardonnée.
L’appel de Jérémie (1,5) « Avant que tu ne sois formée dans le sein de ta mère, je te connaissais déjà… » Pour moi, Dieu m’avais choisie, Il avait une mission pour moi, moi l’orpheline qui était passée dans plusieurs maisons d’accueil, j’étais pour Lui… Mais je Lui dis dans mon cœur : Seigneur, je ne sais pas comment parler, je ne suis qu’une pauvre petite, je suis pauvre et je ne suis pas très instruite… J’ai entendu dans mon cœur cette réponse : Tu dois aller vers ceux que je mettrai sur ta route et dire ce que je mettrai dans ton cœur, ne crains rien car Je suis avec toi.
C’est ainsi que je me suis jointe à un groupe qui visite le prisonniers. J’ai été avec eux pendant 5 ans, assumant à un certain point la responsabilité du groupe. J’ai vu que Dieu utilise les événements de tous les jours pour guérir et pour libérer (tout concoure au bien-être de ceux qui aiment Dieu). Comme je faisais l’écoute des prisonniers, j’ai vu que moi aussi j’avais ma propre petite prison : mes barreaux étaient faits de la peur de mes sentiments, de mes émotions; si j’avais laissé l’enfant en moi libre de s’exprimer, elle aurait pleuré à chaud de larmes toute la colère et la peine qui l’habitait.
Le plus grand commandement de Dieu : aimez-vous les uns les autres. Je me sentais attirée par les vieux car ils me semblaient inoffensifs, ils ne me faisaient pas peur et je pouvais être moi-même avec eux. C’est ainsi que j’ai commencé à visiter les personnes âgées où beaucoup d’amour gratuit passait entre nous (TLC). Comme la dignité des gens est importante surtout quand ils sont dans leurs derniers moments de vie. Certaines des vieilles personnes que je visitais m’ont demandé de rester avec elles dans leurs derniers moments. J’avais peur de la mort. À l’âge de 43 ans j’ai accompagné le fils d’une grande amie. J’ai touché son cœur lorsque je lui ai dit qu’il pouvait s’en aller en paix, que je m’occuperais de sa mère, ses yeux s’ouvrirent, il me regarda et, dans mon cœur, j’entendis : tout ce que tu as fait aux plus petits des miens, Maureen, c’est à moi que tu l’as fait. À partir de ce moment je n’ai plus jamais eu peur de la mort et j’ai accompagné beaucoup de mourants depuis. Les personnes que j’ai visitées m’ont beaucoup apporté, ils m’ont aidé à grandir et leur grand désir d’accueillir Jésus m’a grandement édifiée.
Enfin, je peux vous dire que lorsqu’on me demande d’animer une soirée de prière à J.O., mon cœur est rempli de joie parce je sais que je ne suis pas seule…l’Esprit Saint m’inspire quoi dire et depuis plus de 5 ans, jamais Il ne m’a fait défaut.
C’est ainsi que l’Esprit Saint est entré, et est agissant dans ma vie, et ce, depuis 29 ans déjà.
Merci de votre écoute.
TÉMOIGNAGE de Diane Boivin , Stoneham.
Le témoignage que je vais vous partager vous permettra de prendre conscience de l’action du St-Esprit dans votre propre vie et ce possiblement à plusieurs reprises (car je ne suis pas une exception).
Récemment, le mari d’une très bonne amie est décédé d’un cancer. Pendant qu’il était en soins palliatifs, j ai côtoyé Ginette assez régulièrement et à tous les jours je l’appelais pour avoir de ses nouvelles et de son mari.
Il arrivait que Louis-Pierre soit parfois assez confus et qu’elle essayait de le ramener dans le temps, dans le présent. Ce qui n’était pas facile.
Puis un moment donné m’est venu à l’idée de lui dire : Ginette est-ce que tu acceptes que Louis-Pierre parte? Ce à quoi elle a répondu à l’affirmative, oui! Bien sûr il a souffert beaucoup et on a hâte, les enfants et moi que sa souffrance finisse… et çà ne peut finir autrement.
Je lui ai suggéré de dire à Louis-Pierre qu’elle acceptait qu’il parte en toute quiétude, en toute sérénité…
Le lendemain matin elle me rappelait pour me remercier de la suggestion et que non seulement elle l’avait fait mais que ses deux enfants en avait fait autant. Et chacun l’a fait individuellement avec ses mots personnels et en toute intimité avec Louis-Pierre.
Je crois sincèrement que c’est le St-Esprit qui m’a inspiré ce conseil au bon moment. Bien sûr je priais pour eux souvent et je demandais à l’Esprit d’être là au bon moment et avec la bonne attitude, les bons « mots » mais ce n’est pas toujours évident. Vous comprenez que c’est une circonstance de vie très difficile et que c’est très délicat d’aborder un tel sujet. Louis-Pierre est décédé quelques jours plus tard et tous étaient présents. Malgré la peine, ils ont vécu le départ de Louis-Pierre avec beaucoup de sérénité.
Comme vous le constatez, c’est très simple comme témoignage.
Voici les 2 Paroles de Dieu qui appuient mon modeste témoignage.
Mathieu 10,9-20 :
Mais, lorsqu’on vous livrera, ne cherchez pas avec inquiétude comment parler ou que dire : ce que vous aurez à dire vous sera donné sur le moment, car ce n est pas vous qui parlerez, mais votre Père qui parlera en vous.
Luc 12,11-12 :
Lorsqu’on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire, car le St-Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu’il faut dire.
Bien sûr on comprend ici qu’on doit ajuster à l’évènement qu’on a à vivre…je n ai pas été « livré » ni été placé devant des « synagogues » mais devant un évènement qui me dépassait. Mais l’Esprit-Saint agit souvent dans la simplicité et nous n’avons pas toujours l’art, le don de le reconnaître.
Merci de votre écoute.
Témoignage de Rolland Hallé, Lac-Saint-Charles.
Pour moi, l’Esprit-Saint est important. IL est mon guide, mon conseiller, Il est celui qui m’apaise et me donne confiance lorsque je ne suis pas sûr d’avoir la bonne réponse ou de faire le bon geste.
Lorsque je travaille à un projet, je lui demande ses lumières pour que je dise les paroles et fassent les actions qui feront sa volonté et qui atteindront les cœurs des personnes à qui je m’adresse. Je lui dis « Ce que je fais là, je le fais pour notre Église, la tienne et la mienne, alors éclaire moi et ouvre les cœurs de ceux à qui je m’adresse. »
Quand je m’adresse à lui, cela marche, mais pas toujours tout de suite et pas toujours comme je le voudrais. Mais, je m’efforce de l’accepter parce qu’IL a des visions que je n’ai pas.
J’essaie d’être attentif aux réponses qu’IL fait à mes attentes. Souvent, j’ai des réponses très visibles et d’autres fois, c’est plus subtile, je dois chercher et être patient en me disant que le plus important n’est pas que j’en connaisse les fruits mais que cela ait servi à aider quelqu’un et à faire la volonté de Dieu.
J’aurais plusieurs petits exemples à vous donner où l’Esprit m’a soufflé les bonnes réponses qui ont donné des fruits. Cependant, je vais vous en partager un.
Dans ma carrière d’éducateur, j’ai eu maintes fois à rencontrer des étudiants pour toutes sortes de situations.
À maintes reprises, devant des situations compliquées auxquelles je n’avais pas déjà été confronté, je n’avais pas réponses toutes faites. Dans ces moments, je m’arrêtais un instant et je demandais à l’Esprit-Saint de me donner la Sagesse et l’Intelligence pour que je puisse avoir une intervention adéquate afin de l’aider à avancer dans la résolution de son problème.
Parfois, le jeune repartait de mon bureau et je n’avais plus de nouvelles, dans d’autres cas, je devais continuer à intervenir et trouver des ressources supplémentaires.
Il m’est arrivé de constater que mes interventions avaient eu des échos qui me dépassaient. Des jeunes sont revenus me rencontrer des mois voire des années plus tard pour me dire : « Quand vous m’avez dit telle parole ou que vous m’avez demandé de poser tel geste, vous avez changé ma vie! » J’étais tout bouleversé de la portée de mes actions. Parfois, je ne me souvenais plus très clairement de ce que j’avais dit ou fait. Mais, je voyais que l’Esprit-Saint avait agi chez eux. Le don de Science les avaient rendus réceptifs à l’action de l’Esprit-Saint. IL leur avait permis d’être à l’écoute, d’être ouvert à ce que je leur proposais.
Lorsque je m’arrête au travail de l’Esprit-Saint sur moi et sur les autres, je fais humblement miennes les paroles des Actes des Apôtres 1,8 :
« Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors, vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».
TÉMOIGNAGE de Monique Dubois, N.D.L.
Aujourd’hui je veux témoigner bien simplement de l’action de l’Esprit-Saint dans le quotidien de ma vie. Comme plusieurs d’entre vous, je ne me sens pas appelée à aller aux extrémités de la terre pour témoigner de ma foi mais étant habitée par l’esprit-Saint, j’ai comme chacun et chacune, un devoir de témoigner, c’est pourquoi je suis là devant vous ce matin.
Une phrase de la lettre de St-Paul aux Romains m’inspire tout particulièrement: « L’Amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit ».
L’Esprit-Saint est donc pour moi une présence d’amour, une inspiration, c’est celui qui guide mon agir tous les jours, dans les événements les plus simples de ma vie et il va sans dire que mon quotidien est fait de petites choses bien ordinaires. On dit de Ste-Thérèse de L’enfant-Jésus qu’elle faisait d’une façon extraordinaire, les choses les plus ordinaires. C’est un peu ce que je demande à l’esprit-Saint de m’inspirer lorsque je le prie.
Ce qui m’étonne parfois c’est de me rendre compte que l’Esprit-Saint agit à travers moi à mon insu. L’autre jour, je faisais des petites commissions lorsqu’une dame m’aborde. Voyant que j’avais acheté des citrons, me demande si j’avais déjà fait du confit de citron. Ce ne fut qu’une entrée en matière pour m’exprimer par la suite qu’elle était un peu découragé, déprimée et qu’elle s’en retournait chez elle et mettrait sur papier ses tristes pensées. Sans que je n’aie eu le temps d’y réfléchir, comme inspirée, je lui réponds « Allez chez vous et écrivez plutôt « La vie est belle, merci mon Dieu, je vais en profiter pleinement. » Un sourire est apparut sur son visage, elle me remerciait et moi j’étais toute surprise de l’avoir encouragée et retournant chez moi j’étais remplie de joie, je remerciais l’Esprit-Saint et rendait grâce à Dieu de se servir de moi ainsi. Cette joie que j’éprouvais était celle de l’Esprit-Saint car moi je n’ai fait que servir d’instrument.
Je reconnais la présence de l’Esprit-Saint parfois lorsque je reviens de la messe et que j’ai retenu une parole qui m’a frappée, une parole qui demeure en moi, que j’ai redécouvert et qui m’apporte de la joie, de la lumière.
Je reconnais sa présence lorsque qu’après avoir prié je me rends compte que j’ai pris la bonne décision sur un point difficile.
Je reconnais sa présence lorsque je constate que mes enfants vivent les valeurs de l’Évangile.
Je reconnais sa présence lorsque je vois que malgré mes limites l’esprit-Saint passe par moi pour rejoindre des personnes.
Je reconnais également l’action de L’Esprit-Saint dans notre communauté chrétienne en voyant tant de personnes se mettre au service de ceux et celles qui en ont besoin.
Je partage avec vous cette dernière expérience, celle de la maladie. Vous savez comme moi que lorsqu’on est malade on devient très vulnérable et on a besoin des autres. On se sent dépendant, on a souvent besoin de quelqu’un pour nous aider. Avec l’aide de l’Esprit-Saint, j’ai découvert pour ma part que c’était une occasion de devenir plus humble, de mesurer combien il y a de générosité dans les personnes qui m’entouraient. L’esprit-Saint a toujours mis quelqu’un sur ma route, il ne m’a jamais laissé seule. J’avais toujours entendu dire qu’il y avait plus de bonheur à donner qu’à recevoir mais j’ai compris que je devais justement laisser l’occasion à ceux qui voulaient me donner et apprendre à recevoir en toute simplicité. Parfois je ne parvenais plus à prier ou encore je ne savais plus quoi demander exactement. Heureusement que l’Esprit-Saint lui savait. C’est lui qui venait prier en moi. Il venait au secours de ma faiblesse et me redonnait force et courage .Il me faisait voir que même dans les situations difficiles je pouvais trouver du beau. Je sais que l’Esprit-Saint change mon cœur, mon regard, mon comportement et me rend plus libre intérieurement.
Avec l’Esprit-Saint il n’est pas toujours nécessaire de parler ni de discourir, comme ce matin, il suffit parfois d’être une présence silencieuse, joyeuse et attentive, un simple reflet de l’amour et Dieu.
Avant de venir m’adresser à vous ce matin, j’ai beaucoup réfléchi et prié l’Esprit-Saint afin que, animées par Lui, nos témoignages puissent vous rejoindre et raviver les dons et les fruits de l’Esprit qui ont déjà été déposés en chacun de nous. C’est St-Paul dans la lettre aux Galates 5,25 qui disait, « Puisque l’Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par L’Esprit »
Témoignage d’Anne-Marie Couturier, STO, LB, LC, NDL.
Bonjour!
Je viens aujourd'hui vous parler de ce que représente l'Esprit Saint pour moi.
Comme le dit Saint-Paul dans son épître aux romains, (…) l'Esprit vient au secours de notre faiblesse. (...).Eh bien, l'Esprit Saint, pour moi, c'est un peu comme mon sauveur quotidien. Jésus m'a sauvé une bonne fois pour toute sur la croix, mais c'est comme s'Il m'a donné son Esprit Saint pour m'accompagner dans ma vie de tous les jours, parce qu'Il sentait bien que j'en aurais besoin.
On ne vit pas dans un monde évident. On connaît les fruits de l'Esprit, qui sont bonté, paix, amour, patience, maîtrise de soi, etc., et on sait bien que ce n'est pas toujours ce que l'on voit au premier abord autour de nous. Pourtant, j'ai un profond désir de me tenir debout. De vivre en chrétienne, non pas à 50% ou a 75%, mais entièrement. Mais je suis incapable toute seule.
Et je sens que c'est Dieu, à travers son Esprit Saint, qui me travaille quotidiennement (certes, parfois tranquillement!), mais qui travaille quand même continuellement pour faire de moi ce qui me paraît à première vue impossible : une enfant de Dieu debout et à son image, dont il peut se servir pour rejoindre ses autres enfants. Rien n'est impossible à l'Esprit de Dieu.
Un don de l'Esprit que je vois dans ma vie, c'est celui de la force. La force de résister à l'esprit du monde, pour choisir le véritable Esprit, celui qui rend libre et heureux. Mais ce don, il me faut, il nous faut le redemander sans cesse à travers la prière. C'est pourquoi j'essaie chaque jour de faire cette prière : Esprit Saint, qu’aujourd’hui ce soit toi le «fil conducteur de ma journée». Que ce soit toi qui éclaire chacun de mes gestes, de mes pensées, de mes paroles. Garde mon regard fixé sur Celui qui donne la Vie, la vraie. Garde mon regard fixé sur Jésus. Amen.
Témoignage de Michel Savard, Lac-Saint-Charles.
Chaque dimanche, en liaison avec toute l'assemblée, je redis ma croyance et ma foi en l'Esprit Saint . Je replonge dans le mystère lumineux d'une Présence agissante. Je me ressouviens de cet Envoi de l'Esprit que Jésus lui-même, dans les derniers mois de sa vie, de plus en plus clairement, avait annoncé aux apôtres. C'est votre intérêt que je m'en aille, disait-il. Car, si je reste, l'Esprit-Saint-Paraclet ne va pas venir jusqu'à vous. Mais, si je pars, Je vous l'enverrai. ( Jn 16, 7 ) . Pour moi, il n'y a aucun doute : une promesse faite, c'est une promesse accomplie quand c'est Dieu qui l'a faite.
Une question cruciale pour ma propre foi, une question que, bien entendu, je n'ai pas toujours ni l'occasion ni l'audace ni le courage de creuser, c'est la question personnelle qui vous a été posée, sur le seuil de l'église, à l'accueil. Sur votre feuillet de célébration, en noir sur jaune, pour mémoire, elle est ainsi formulée : C'est qui, pour moi, l'Esprit-Saint ? Que vient-il faire dans ma vie ?
Personnellement, je n'ai pas de réponse toute fluide et spontanée. Le premier lundi d'octobre, dans un tour de table impromptu, vos catéchètes du dimanche ont tracé un commencement de réponse. Ma participation, à ce stade, s'est avérée assez mince. Je me souviens d'avoir surtout observé que, faute d'une meilleure réponse, j'aspirais, quant à moi, pour le moins, à mieux connaître l'Esprit-Saint. C'était pas riche comme contribution. Dans les semaines suivantes, quelques bribes d'un témoignage personnalisé ont émergé. Succintement, je vous en dirai les grandes lignes, sachant que mon propos, en fin de compte, n'est qu'une infime partie de la réalité tout à la fois observable, agissante et mystérieuse que personnifie l'Esprit-Saint.
Pour moi, l'Esprit-Saint, dans la Bible, se découvre dans le Vent qui souffle et dans l'huile qui imprègne. Une image de mouvement et une image de plénitude. Une image dynamique avec le jaillissement, l'eau vive, le vent, la flamme, la colombe, la tension vers le Fils, vers le Père, puisque c'est dans l'Esprit que j'enracine ma foi en Jésus et que, c'est dans l'Esprit que j'ose dire, en choisissant ce mot d'une infinie tendresse, : Abba, Père. La venue de l'Esprit s'exprime aussi dans une image de plénitude, d'emplissement, de chaleur, et d'intériorité.
Cet Esprit-Saint à la fois si dynamique et si intime, je l'invoque souvent, par périodes décousues mais récurrentes, pas tellement pour une décision importante ou un obstacle difficile à franchir, sans les exclure, mais surtout dans le fil de la vie quotidienne, en disant une prière spontanée, avec des mots nouveaux que la minute actuelle m'inspire. Autrement dit, ma relation à l'Esprit-Saint n'est pas tellement une sollicitation pour l'issue de grands projets mais davantage une conversation et une ouverture à tout dire à Quelqu'un dont l'infinie tendresse est à l'écoute de tout ce que j'ai besoin de dire, dans le meilleur et dans le pire. Il se trouve des périodes roses et des périodes grises entremêlées qui sont la substance de ma relation à Quelqu'un dont l'amour infini m'accueille toujours tel que je suis avec mes limites, mes blessures, mes atouts et mes forces.
Je viens de vous dévoiler, un peu, de « C'est qui, pour moi, l'Esprit-Saint » . L'autre question : « Que vient-il faire dans ma vie ? », j'en esquisserai une réponse brève, la plus ramassée qu'il soit possible. Le temps passe. Je suis le troisième témoin qui s'amène au micro. Et je ne veux, d'aucune manière, abuser de votre patience.
Un premier élément de ce qu'Il vient faire dans ma vie, se trouve au chapitre des dons du St-Esprit. Je ne vais pas répéter, ce matin, les 7 dons que, naguère, peut-être, il vous était possible de réciter par cœur. Au premier chef, en ce qui me concerne, il y a la crainte filiale qui se prolonge dans la piété filiale. Dans mes plus jeunes années, j'éprouvais la plus grande difficulté à considérer la crainte comme un don. J'étais hors sujet, me semble-t-il, avec le recul, parce que la crainte filiale, après réflexion, à mon humble avis, c'est plutôt la quête du «sens de Dieu», celle qui me donne une connaissance aiguë de ma condition de créature et me fait expérimenter la béatitude des pauvres en esprit. Elle me procure une humilité à laquelle je serais incapable d'accéder par la seule considération de la brièveté ou des écueils de la vie. Elle me dispose à la piété filiale qui me donne une confiance d'enfant envers celui que j'ose appeler notre Père qui es aux cieux, ce Père d'une infinie tendresse.
L'Esprit-Saint, avec ce don de la «crainte filiale», me dispense et me renouvelle une confiance d'enfant qui n'est pas frivole et dérisoire mais solide et puissante. La dernière facette de mon témoignage sera pour dire comment, par le don de conseil et de force, l'Esprit-Saint intervient à point nommé pour donner une impulsion qui pointe dans la bonne direction, sans brimer aucune liberté d'action mais en respectant les instruments précaires et les faibles ressources mis en œuvre. Je vous donne le seul exemple de notre liturgie de la parole du 2 octobre. En l'absence du prêtre, une équipe assumait l'animation de notre célébration du dimanche. C'était une première. En apparence, les animateurs avaient la pleine maîtrise de leurs interventions. Je dis bien, en apparence. Si vous saviez les nuits blanches, les préparations anxieuses et les alternances d'abattement et de rayonnement qui ont précédé et accompagné la démarche de cette nouvelle approche dominicale. Plusieurs d'entre vous déjà ont rendu témoignage pour dire que l'expérience était accueillie avec bonheur et que tout avait marché comme sur des roulettes. Ce fut pour le comité de soutien et pour celui qui vous parle, tout à la fois, une surprise heureuse mais encore, mais surtout, une invitation à palper cette mouvance de l'Esprit dont le conseil et la force donnent à voir ce qu'il faut dire et ce qu'il faut faire … dont le conseil et la force communiquent l'énergie permettant d'accompagner « frères et sœurs» réunis dans la célébration du dimanche.
C'est qui, pour moi, l'Esprit-Saint ? Qu'est-ce qu'il vient faire dans ma vie? J'ai répondu aux deux questions dans un témoignage personnel. Vos propres réponses seraient, sans doute, aussi «seyantes» que les miennes. Amen.
Michel Savard, Lac-Saint-Charles.
